Si les morts nous voyaient….

Publié le par I Write Sins Not Tragedies

Désolée pour le titre un peu morbide mais je ne savais plus quoi mettre tellement les mots me manquent à ce jour après une expérience carrément sortie d’un livre de Stephen King. Ok bon, quand vous arriverez à la fin de l’article vous vous direz que j’ai juste carrément pété un boulon, et c’est vrai.

L’histoire se passe un soir d’automne, lorsque le ciel est entre le bleu clair de la journée, et le bleu nuit de la nuit (mince, j’ai raté mon intro là !), comme mi-figue mi-raisin (elle s’emballe vous direz-vous, elle utilise des termes totalement HORS SUJETS, et c’est vrai). J’allais prendre le tramway (et là paf, la chute, parce qu’on s’attendait pas au tram, c’est vrai ça !), toute guillerette que j’étais et lorsque je suis rentrée un type (non pas) légèrement ivre, parlait à une dame (non pas) légèrement bourge.
Tout d’abord, j’ai trouvé qu’il était culotté, parler à une dame bourgeoise comme elle, quel affront ! Mais après, j’ai bien ri, et oui, il lui disait « les morts quand y doivent voir la tête des vivants (*titube*) y doivent se dire, mais qu’est-ce qui se font chier à vivre ? ». Et là c’est moi qui ai titubé (dans ma tête mais l’image est tellement forte * s’emporte *) devant la véracité et la sagacité de ses propos, il avait bien raison le pochtron, car en regardant autour de moi, tout le monde (et même moi, sans me voir) tirait la gueule.
Et c’était absolument bizarre de voir qu’il fallait que j’entende un type saoul dire ça pour le voir. La question qui restait sans réponse désormais c’était de savoir pourquoi (oh oui pourquoiiiii !) tout le monde faisait la gueule ? C’est vrai que c’est vraiment la merde de prendre le tram, ça rend pas du tout service, ça nous permet pas de gagner du temps, ça nous permet pas de faire un (tout petit mini) geste écolo (notez l’ironie tout de même). Bon, c’était la fin de journée, on avait tous eu une journée bien remplie, on avait quand même une excuse (certes ridicule, mais c’était toujours une excuse), mais la courtoisie dans tout ça, elle va où ? Elle passe à la trappe… Car oui, à Grenoble on ne se dit pas bonjour, on ne se sourit pas (sauf les pervers, voir l’article sur eux ^^), on ne laisse pas sa place aux mémés et pépés qui ont une canne car on sait que la plupart du temps, même si on est remercié, on a toujours l’angoisse d’avoir une mamie qui nous dit « nan mais je suis pas si vieille que ça quand même ! » avec un air courroucé (je vous assure ça m’est arrivé, et pas qu’à moi).
Enfin bref, tout ça pour dire que si les morts nous voyaient, ils seraient pas trop jaloux de nous, car on ne profite pas assez de la vie, ou peut-être trop… Même si bon, j’irai pas jusqu’à dire qu’il faut qu’on rentre dans le tram en criant « ouaiiiis chuis trop contente de prendre le tram », il y a quand même une juste mesure (que je n’ai pas).

Publié dans Leçon de vie

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chronique 27/11/2009 10:04


Bonjour,................. j'ai effectivement cédé ma place à une vieille personne qui m'a gentiment remercié ......... par contre ce sont les autres usagers qui m'ont regardé de travers car ils se
sont sentis honteux de ne pas l'avoir fait.


Fanchon 26/11/2009 16:43


En effet !
C'est clair que les gens tirent la gueule dans les transports en commum sur Grenoble.
Mais, par contre, dès que tu passes la frontière italienne et ben il y a un changement radical, tout le monde te sourit, vient te filer un coup de main si tu es perdue etc...
Au début, j'ai pris peur, je me suis dis que les gars qui m'abordaient étaient des "pervers" comme en France. Et ben en fait, pas du tout !
Ce sont juste des gens heureux de vivre et sympas ! Ca change de la France en tout cas...